Laïaga Illusioniste / Maitre d'armes


Nombre de messages: 32 Age: 18 Localisation: A la recherche de la perfection Date d'inscription: 13/06/2006
 | Sujet: Le repos du guerrier Jeu 31 Aoû - 20:32 | |
| J'arrivai devant la demeure qui m'avait été assignée. Elle bordait une rue assez passante. En pierre blanche, elle s'élevait sur un étage. Elle était confortable et fonctionelle, pas troip ostentatoire. Je taversai le jardin, passai la porte et fis le tour des leiux. Rien de bien particulier, une maison comme une autre. Je montai dans ma chambre, et m'endormis sans prendre le temps de me déshabiller, trop fatigué... |
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Laïaga Illusioniste / Maitre d'armes


Nombre de messages: 32 Age: 18 Localisation: A la recherche de la perfection Date d'inscription: 13/06/2006
 | Sujet: Re: Le repos du guerrier Lun 23 Oct - 21:55 | |
| Ma nuit fut agitée. Mes rêves étaient mouvementés. Je voyais une jeune femme diablement belle, elle tournoyait sur elle-même et semblait rire aux éclats, et sa robe diaphane tournoyait, voletait, semblait sur le point de s’arracher d’elle-même. Et moi je ne pouvais rien faire, bloqué que j’étais, obligé de la contempler, et je n’entendais rien, mais son plaisir en était beau à voir. Et tout d’un coup tout bascula. Ce qui était ne fut plus. La robe diaphane d’ombres se couvrait, son tissu désormais noir recouvrait le corps de la jeune femme entièrement, semblait remonter le long de sa chaire comme une seconde peau, une maladie, une gangrène qui rapidement gagnait tout son corps. Et au fur et à mesure elle ne rit plus elle souriait, un sourire large et joyeux. Puis un petit sourire énigmatique. Rapidement son expression devint carrément antipathique. La jeune femme a l’inégalable beauté allait mourir, elle le savait, elle avait peur. Un rictus se dessina su son visage, e alors la déesse de la joie et de l’illusion n’était plus ni belle ni joyeuse, la peau recouverte de noir et une expression de pure terreur sur le visage. Alors les sons arrivèrent enfin, un cri, affreux, à glacer le sang, tellement…réel. Et un autre son, régulier, comme un tambour, sourd et grave. Le noir ambiant devint lumière tandis que Kael’Nath, car c’était elle, j’en étais sur, disparaissait petit à petit, comme happée par ce nouvel éclat qui voulait me tirer du sommeil… J’ouvris un œil, puis un autre. Un rayon de soleil filtrait sous les volets d’une fenêtre, tombant juste sur ma figure, me forçant à me cacher les yeux de ma main. Tout avait disparu, sauf le bruit sourd et répété. J’étais tout habillé, et en sueur. Je ne comprenais pas bien ce que je faisais là, ni ce qu’était ce bruit. Je m’assis sur mon lit, laissant le bruit sourd m’envahir comme une litanie, laissant mon esprit vagabonder, laissant les souvenirs fleurir au gré de leurs envies. Affreux souvenirs qu’aucune illusion, jamais, ne pourrait masquer. Les souvenirs, qui arrivent, tous ensembles, ravageurs. Tout revint, les derniers jours, les dernières semaines les dernières années, surtout les derniers jours. Ces combats, ces démons, cette façon que j’avais eu de penser laisser tout tomber pour aller égoïstement chercher un cadavre. Un cadavre ! Je pris ma tête entre mes mains, gémissant comme un enfant, les yeux fermés, les paupières serrées. Je finis par rouvrir les yeux. Les bruits sourds se faisaient plus insistants. Tout d’un coup je venais de comprendre que l’on tapait à la porte. Une voie assourdie me parvenait, ténue à cause de l’épaisseur des cloisons. Ecartant les paupières je vis une marque noire au creux de ma paume gauche. La peur m’étreignit, et j’eus une subite envie de vomir tripes et boyaux. Le noir, le même noir quand dans mon rêve…mon cauchemar. Ce noir qui avait consumé la vie d’une déesse. *Je veux pas mourir. Je veux pas mourir…je veux pas mourir !* Ravalant ma salive je me levai, pris mon sabre et mon manteau de cuir qui traînait sur une chaise, les enfilai par-dessus mes affaires. Les coups portés à la porte étaient de plus en plus insistants. J’accélérai le pas, attrapant au passage une bourse sur une table basse, que je passai à ma ceinture. Argent généreusement confié par le conseil atlante, il me servirait à compléter un équipement qu’un sabre et un manteau de cuir rendaient des plus spartiates. J’arrivai finalement devant la porte, de fort mauvaise humeur. Je n’avais guère le cœur à rigoler, et mon interlocuteur avait intérêt à avoir une bonne raison de se montrer aussi pressent. Je poussai la porte en châtaignier, et me retrouvai face à un jeune homme blond légèrement plus petit que moi, avec des yeux bleus très clairs et une barbiche taillée en pointe. Il semblait jeune, et portait sous le bras une missive cachetée de cire.-Quoi ? -Monsieur…Laïaga Sin’Saïan ? -C’est moi-même. Je peux vous demander qui vous êtes ? Je n’ai guère de temps devant moi là ! -Excusez-moi, maître, j’ai une lettre à vous porter de la part euh…des armées d’Atlantis. -Les armées d’Atlantis ? Tiens donc ! Et que me veulent-elles ? -Je vous laisse en juger par vous-même, maître. Vous pouvez répondre tout de suite ? Je me dois de ne partir qu’avec votre réponse. Je fixai un instant le jeune homme, puis pris la missive de ses mains, et brisai d’un coup sec le cachet de cire qui la maintenant fermée. Mes yeux s’agrandirent tandis que je lisais ce que j’avais sous les yeux.| Citation: | Maître Sin’Saïan, Au vu de vos hauts faits d’arme et de votre qualité d’Illusionniste au service de la déesse Kael'Nath, nous, dirigeants de l’armée Atlante, nous permettons de vous demander d’accepter d’être élevé au rang de maître d’armes, ce qui consiste à former les guerriers au maniement des armes, ainsi qu’à apprendre aux Illusionnistes, vos pairs, à combiner les armes et leur magie. Votre acceptation serait pour nous un honneur, et vous seriez d’une grande aide dans la formation plus qu’ardue de nos recrues. Respectueusement, l’Etat Major atlante. |
J’en restai comme deux ronds de flanc ! L’on me proposait d’être maître d’arme d’Atlantis ! Cela m’ouvrait de nombreuses portes, et ça ne pourrait que m’être utile. Je souris au jeune homme toujours devant moi tout en repliant la lettre.
-Alors…maître Sin’Saïan ? Que dois-je répondre ? -Tu répondras…oui.
Le jeune homme blond s’inclina et récupéra la lettre que je lui tendais avant de partir. Il me faudrait me rendre sur l’aire d’entraînement, mais avant j’avais à faire. Je soupesai ma bourse, que je tenais toujours dans la main, et soupirai. Il n’y aurait peut-être pas de quoi m’équiper convenablement, mais ça devrait aller. Je regardai à nouveau la marque dans la paume de ma main, et mon visage s’assombrit. *Que suis-je devenu ?* Je partis vers le quartier marchand, bien décidé à marchander jusqu'à la dernière de mes pièces. |
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